LE PETIT MONDE DE DON CAMILLO

Les films
qui font du bien.
Les films
qui rendent heureux !

Tous les bons films ne sont pas des Films Bonheur... mais tous les Films Bonheur sont de bons films !


AVRIL 2015




Amies, Amis des Films Bonheur,
Bonjour !

CHERCHE FILM BONHEUR DESESPEREMENT…

Si cette lettre d'Avril arrive si tard c'est que, des nombreux films "potentiellement bonheur" sortis dans les 10 premiers jours du mois…, nous n'en n'avons retenu aucun !

Il y a bien eu 
quelques sourires mais ils se sont très vite effacés… 
Il y a bien eu 
quelques larmichettes mais elles ont très vite séché...

Au cours de nos nombreuses projections, nous n'avons vécu aucun vrai éclat de rire franc et sincère, ni ressenti aucun coup de cœur émouvant ni poignant… Quant à imaginer vivre un cocktail de ces deux sentiments entremêlés (le propre des Films Bonheur), cela semblait relever de la la pure chimère.

C'était une sorte de calme mou d'autant plus énervant qu'il surfait sur des budgets de productions stratosphériques et des campagnes pubs colossales….

Nous nous sommes donc donné un délai supplémentaire (la mi-avril) pour voir si nous dégotions la perle de nos rêves chimériques…

Et là nous avons vu trois "bons films" chacun avec sa spécificité. Aucun pourtant ne répondant vraiment à notre charte !

Le manque d'"actualité bonheur" au cinéma, et bien sûr les qualités intrinsèques indéniables de ces films, nous ont pourtant convaincus de vous les présenter.

Pour "Taxi Téhéran" nous avons laissé la plume à l'un de nos amis journaliste, scénariste, et auteur dramatique, Yonnick Flot, qui en parle avec beaucoup de talent.

Et puisque nous étions à la mi-avril, nous en avons profité pour écouter les annonces du Festival de Cannes qui venaient d'arriver...

Y'aura de la joie… enfin mais pas tous les jours… Disons au moins… UN jour ! C'est pas beaucoup c'est sûr, mais nous on prend, on prend !

Bonnes projections !
 
Amitié
 
Jean-Claude Guerrero
Fondateur de www.filmsbonheur.com et Président de
l'Association du Festival des Films Bonheur

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La lettre d'Avant-Cannes

Can Do Attitude

La "can do attitude" (prononcez : canne dou attitioude) chère à nos amis américains prône une attitude gagnante, positive, une volonté, du cran, du dynamisme, de la débrouillardise et ce, dans la joie et la bonne humeur !

C'est pourquoi l'homophonie "Cannes" et "can" affichée sur les teasings de Disney annonçant "Vice Versa" sur la Croisette est on ne peut plus amusante et judicieusement utilisée… face à la sélection cannoise composée à 99 % de drames et autres thrillers psychologiques…

Yes We Cannes ! Quel joli pied de nez ! Mais aussi finalement un compliment sous-jacent à la sélection puisque montrant qu'un film d'animation drôle et enjoué peut aussi trouver sa place au milieu des… "films exigeants" (Quelle stupide expression !)

"Vice-Versa", nous l'attendons depuis près de deux ans…

Le film a été produit sous l’égide de John Lasseter, le grand manitou de la création chez Disney ET Pixar. Quant à son réalisateur oscarisé Pete Docter, c'est lui qui a imaginé la saga TOY STORY et nous a déjà fait vivre un voyage inoubliable avec LÀ-HAUT. Il nous emmène cette fois dans un lieu aussi fascinant qu’inédit : l’intérieur du cerveau d’une jeune fille !

Un sujet pareil dans les mains d'un créateur pareil ça devrait "logiquement" donner des étincelles… mais attendons de voir car rien n'est jamais acquis au cinéma. Jamais.

En y regardant de plus près, il est très intéressant de constater que, sur les cinq sentiments / personnages de cette histoire, quatre sont négatifs : Colère, Dégoût, Peur, Tristesse, et un seul positif : Joie ! Si ces sentiments sont les plus nombreux chez l'humain, alors Cannes a raison de choisir majoritairement des films qui illustrent (avec talent certes) la colère, le dégoût, la peur et la tristesse dans la vie quotidienne comme dans la fiction.

Mais encore une fois, nous, nous parions que ce sera La Joie l'héroïne et qu'à la fin c'est elle qui gagnera ! On est au cinéma quand même, pas sur BFM... Le film sort le 17 Juin. On vous en reparlera c'est sûr ! D'ici là, rendez-vous sur la Croisette :-) 


"TOUS LES BONS FILMS NE SONT PAS DES FILMS BONHEUR..."

UNE BELLE FIN 

Quand une personne décède sans famille connue, c’est à John May, modeste fonctionnaire dans une banlieue de Londres que revient la tâche de retrouver ses proches. Malgré sa bonne volonté, il est toujours seul aux funérailles, à rédiger méticuleusement les éloges des disparus… Jusqu'au jour où atterrit sur son bureau un dossier qui va bouleverser sa vie…

D'une tristesse infinie et montrant remarquablement le poids de la solitude, c'est un film d'une grande délicatesse qui reste gravé dans la mémoire. 

LE TALENT DE MES AMIS

Deux potes d'enfance ont une vie plan-plan, un troisième arrive qui va dynamiter cette situation.
Des films sur les angoisses et questionnements des trentenaires-quadras, on en a vu des tonnes. Celui-ci est différent et pose assez bien cette étonnante question "Sommes-nous tous voués à un destin exceptionnel ?". C'est très original dans la forme. Il y a vraiment "un ton", une atmosphère. Et vers la fin, un discours sur l'amitié tenu par Bruno Sanches qui vous noue les tripes.
C'est donc une comédie grinçante et qui sonne juste, mais qui laisse quand même le spectateur avec un bien petit goût amer au fond du coeur.
Sortie nationale le 6 mai

 

TAXI TEHERAN

Le grand réalisateur iranien Jafar Panahi fait l’objet d’une interdiction de quitter son pays et même de filmer. Son "Taxi Téhéran" est une réjouissante réponse et un spirituel pied de nez à l’injustice et à la bêtise dictées par le fanatisme et le conservatisme. 

Clandestinement, avec un sens aigu de la débrouille – et de l’humour – le cinéaste s’est improvisé chauffeur de taxi et a sillonné les rues de la capitale iranienne, mélangeant avec brio quelques scènes filmées « sur le vif » et beaucoup d’autres aux dialogues écrits et pensés.


En même temps que le réalisateur (chauffeur de taxi d’occasion), une petite fille passagère filme aussi depuis le taxi et s’interroge sur l’acte de filmer, ses limites, ses interdits, ses codes et le politiquement correct. Rarement un film aussi fort sur le plan idéologique l’a été sans didactisme ou pesanteur mais au contraire avec légèreté et délicatesse. Sans doute la meilleure réponse au fanatisme et à l'obscurantisme.

Voltaire, au siècle des Lumières, l’avait bien compris et développé avec une redoutable causticité. Panahi à son tour prouve que c’est toujours efficace si l’on en juge par ce film, exceptionnel manifeste pour la liberté de filmer et d’aimer son prochain. Envers et contre tout. Yonnick Flot



Tous les bons films ne sont pas des Films Bonheur... mais tous les Films Bonheur sont de bons films !


 

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