THE BLUES BROTHERS

Les films
qui font du bien.
Les films
qui rendent heureux !

Tous les bons films ne sont pas des Films Bonheur... mais tous les Films Bonheur sont de bons films !


AOÛT 2011


 

Amies, Amis des Films Bonheur,
Bonjour !

"Case départ" est un film étonnant et décapant. Plus intelligent et malin qu'il n'y paraît de prime abord.

C'est un véritable "jeu de massacre" (vous savez ces jeux de fête foraine où l'on descend des méchants faits de boîtes de conserves vides avec des boules de tissu...) un véritable "jeu de massacre" donc, des peurs, idées reçues et autres poncifs ; et le tout avec humour !

C'est quand même énorme
... pour une comédie (très) populaire non ?!

Donc "Case départ", au-delà de ses grossièreretés et ses outrances, fait un bien fou et, tout en faisant s'esclaffer la salle, appuie bien là où ça fait mal en montrant à l'évidence la bétise crasse du racisme, encore plus quand la religion s'en mêle.

Les imbéciles de tous poils en prennent pour leur grade que c'en est jubilatoire !

Nous le mettons "seulement" dans nos "P'tits Bonheurs" car "Case départ" a par ailleurs plein de défauts et des lourdeurs qui l'éloignent souvent du cinéma

Mais il devrait cartonner cet été et, que "Case départ" devienne un film très populaire avec son propos beaucoup plus ambitieux qu'il n'y paraît, voilà qui est plutôt
rassurant !

Bonnes vacances à toutes et tous !

 
Amitié
Jean-Claude Guerrero
Fondateur de www.filmsbonheur.com et Président de
l'Association du Festival des Films Bonheur

La lettre de fin d'été

Super 8

Le film commence sur un panneau à l'entrée d'une usine indiquant : "Nous n'avons pas eu à déplorer d'accidents depuis 738 jours".

La caméra s'approche doucement. Un ouvrier retire un à un les chiffres 7, 3, et 8 pour les remplacer par "1".

Plan suivant, un jeune garçon habillé de noir, seul et triste, est assis immobile sur une balançoire dans un jardin enneigé.

En 15 secondes on est DANS le film. En 15 secondes notre esprit est rempli de points d'interrogations et bien sûr avide de connaître la suite.

A partir de là "Super 8" ne vous lâche plus jusqu'à la toute dernière image de son générique de fin !

Pour ce qui est de réaliser un film de divertissement intelligent et palpitant, on ne peut que rester pantois et s'accrocher à son fauteuil.

Quel brillantissime savoir-faire ! Quelle connaissance des ressorts émotionnels des spectateurs !

E.T. (1982), Les Goonies (1985), Stand by me (1987), trois films clés dont les héros sont des enfants (et trois films bonheur !) ont été réalisés par Steven Spielberg lui-même ou ses copains, et c'est directement à cette période que fait référence et dans ces sources jubilatoires que puise "Super 8".

Si les films bonheur sont fait de rythme et d'inattendu, alors c'est à un trépidant feu d'artifice de points d'interrogation et de points d'exclamation auquel on est ici convié ! Du suspense. une réponse. qui entraine un nouveau suspense. et qui à son tour apporte une nouvelle réponse plus étonnante encore.

L'humour et les clins d'oeil sont bien évidemment présents tout au long de cette aventure qui par contre ne s'attarde pas trop sur l'émotion. sauf peut-être sur celle créée de toute pièce sous nos yeux par la jeune héroïne qui "joue dans" le film en super-8 et qui a la demande du réalisateur doit faire "passer" l'émotion.

C'est le film dans le film. C'est la mise en abime. C'est le miroir qui se reflète à l'infini. Et. c'est ma-gni-fi-que !

Cerise sur le gâteau, durant tout le générique de fin du "grand film" se déroule l'intégralité du "petit film" tourné en super-8, qui est donc lui-même au coeur de l'histoire. Et à sa vision. la salle toute entière part d'un dernier et immense éclat de rire, mêlé de tendresse de surcroit !

Bref. un vrai moment de bonheur !

Vive le cinéma !


 

"Le complexe du castor" change de label


"Le complexe du castor" passe du label "Film Bonheur" à celui de "P'tit Bonheur". Cela arrive de temps en temps pour des films anciens, que l'on revoit régulièrement, et dont on estime qu'ils ont "mal vieilli" (Comme cela peut arriver parfois à de grands crus.) Mais là, il s'agit d'un film tout nouveau et en cela c'est une "première".
Nous étions revenus de Cannes (où nous l'avions découvert en avant-première) véritablement enthousiastes à son sujet et nous vous l'avions écrit dans notre "Lettre de Cannes". Et puis le film est sorti en salles et force a été de constater que le grand public n'a pas suivi (mais alors pas du tout.) mais aussi que la majorité de nos ami(e)s et fans des Films Bonheur n'ont pas trouvé que ce film méritait notre grand label. 
Là où nous avions estimé que ce film montrait quelqu'un qui arrivait à se sortir d'une dépression, et qu'au milieu de l'émotion dégagée il y avait des rires et de l'espoir, la plupart d'entre vous ne l'ont pas ressenti ainsi. En effet, une grande majorité (tout en reconnaissant que c'était un bon film grâce au talent de Jodie Foster et à la performance de Mel Gibson) a pensé que ce drame était trop dur, trop pessimiste et pas vraiment porteur d'espoir pour pouvoir prétendre au label "Film Bonheur". 
Après moult discussions passionnées, enflammées, argumentées (ce qui fait évidemment partie du bonheur même du cinéma !), nous avons accepté de nous ranger à l'avis général et avons donc décidé de changer le label du "Complexe du castor" pour lui attribuer celui de "P'tit Bonheur".
Les "P'tits Bonheurs" sont ces films qui sont "sur le fil du rasoir" vis-à-vis de notre ligne éditoriale. Des films "à qui il manque un p'tit quelque chose ou qui ont un p'tit quelque chose en trop..." mais que l'on n'a pas envie d'éliminer complètement car ce sont eux aussi de bons films, in fine.

 


Tous les bons films ne sont pas des Films Bonheur... mais tous les Films Bonheur sont de bons films !


 

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