LOVE ACTUALLY

Les films
qui font du bien.
Les films
qui rendent heureux !

Tous les bons films ne sont pas des Films Bonheur... mais tous les Films Bonheur sont de bons films !


MAI 2013



 

Amies, Amis des Films Bonheur,
Bonjour !
 

La Semaine de la Critique à Cannes réputée pour le côté disons… "pointu" de sa sélection et dont les films ne donnent pas souvent l'occasion de rire (ni même de sourire)… nous a éberlués en annonçant proposer cette année, selon les propres termes de son (nouveau) délégué général Charles Tesson : "une comédie romantique indienne" (The lunchbox) et "un vaudeville social argentin" (Los duenos)" ! Whaou ! Là, on reste sans voix et on est vraiment impatient de voir ça !

De son côté, la Quinzaine des Réalisateurs semble s'y mettre elle aussi qui a sélectionné d'après les propres mots de son délégué général Edouard Waintrop "une comédie pleine d'émotion" (Les garçons et Guillaume à table), "une comédie post-godardienne" (La fille du 14 Juillet) et "une comédie policière décalée" (Tip Top).

Bon 3 films sur 21 retenus c'est pas le encore le Pérou mais dans le cadre de Cannes, ça tient juste du miracle !


Si la Semaine de la Critique et la Quinzaine se mettent à présenter des films intelligents qui soient EN PLUS divertissants, autrement dit des Films Bonheur, alors c'est que le monde est vraiment en train de changer !


-oOo-

En tout cas nous, sans attendre le soleil capricieux de Cannes, nous nous sommes réchauffés au soleil éclatant du premier film d'un jeune réalisateur Portugais aussi modeste et simple que drôle et inspiré, cela s'appelle "La Cage Dorée" et c'est notre nouveau "P'tit Bonheur de Film" !

Bonne projection !


Amitié,

Jean-Claude Guerrero
Fondateur de www.filmsbonheur.com et Président de
l'Association du Festival des Films Bonheur

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En majorité des professionnels de l'audiovisuel et des médias.

La lettre du Portugal

Laissons... Laissons...
entrer le soleil !

Ruben Alves fait très fort ! Pour son PREMIER long- métrage, il nous offre directement un P'tit Bonheur de film, voire même un grand Film Bonheur tout court. Prenez-en de la graine jeunes étudiants du 7e art. Vous voyez qu'on n'est pas obligé de faire des premiers films austères et incompréhensibles à destination première des critiques… 

Vous pouvez aussi toucher directement le grand public, au cœur et à l'esprit, avec juste quelques souvenirs d'enfance, une belle lumière, des acteurs qui jouent avec légèreté une partition savoureuse, une histoire qui tient debout, du rythme, un ou deux petits "clichés" (parce que vous êtes débutant) et par-dessus tout ça une bonne dose d'humanité dans l'observation des autres. 

"La Cage Dorée" devrait être un grand succès et pas seulement parce que toute la communauté portugaise va aller le voir, mais parce que c'est un film EVIDENT et qu'il s'adresse à tout un chacun disposant d'un minimum d'intelligence et de sensibilité.

Film évident d'abord par la situation de départ, qui existe bel et bien un peu partout dans notre pays : un couple de Portugais a construit sa vie en France et tous les deux, elle concierge, lui maçon, sont des bons ! Bons, par la qualité de leur travail mais aussi bons par la gentillesse et la bonté dont ils font preuve… et dont ceux qui les entourent profitent exagérément. "Trop bon, trop con !" comme le dit l'héroïne. 

Film évident ensuite cinématographiquement parlant, car le scénario expose et exploite à fond un vrai dilemme de cinéma : devenus riches, nos amis vont-ils repartir au Portugal (c'est leur rêve) pour se la couler douce ou bien rester concierge et maçon en France ? La première solution paraît aller de soi… seulement voilà, ce n'est pas si simple ! Et ce genre de dilemme incongru (mais sensé et sensible), les spectateurs adorent ! 
Nous les premiers.

Film évident encore par la qualité de l'interprétation. Saluons bien bas les performances de Rita Blanco et de Joaquim de Almeida, tous les deux confondants de justesse, de naturel et d'humanité (Entre autres, la scène où la mère tapote la joue de son fils fautif au lieu de l'engueuler… ah tout ce qui passe dans les regards… une pure merveille). Quant à Chantal Lauby, on peut dire que cette fille a vraiment la "vis comica" chevillée au corps ! A peine apparaît-elle que déjà les spectateurs se mettent à rire (comme pour le grand Louis de Funès). Là, en plus, elle interprète un personnage lunaire, écervelé, toujours en décalage avec la situation du moment et elle nous offre un vrai feu d'artifice ! Mais comment peut-elle sortir de pareilles âneries aussi génialement et aussi "naturellement" ?! C'est un don, c'est sûr !

Film évident enfin pour sa cohésion. Des dialogues aux situations, des personnages aux sentiments, l'ensemble est soudé par la mise en scène impeccable de ce jeune réalisateur qu'est Ruben Alves. Les 24 et 25 avril 1974, le Portugal faisait en douceur sa "Révolution des Œillets" pour se tourner vers la démocratie. Aujourd'hui, 39 ans après jour pour jour, avec "La Cage Dorée",
  le Portugal fait, avec humour, tendresse et authenticité, sa révolution cinéma !

Bravo et... Obrigado !


"La critique est aisée et l'art est difficile. C'est là ce qui produit ce peuple de censeurs, et ce qui rétrécit les talents des auteurs" (Destouches)

Danièle Thompson est une immense professionnelle du cinéma français. Immense. Elle a écrit et/ou participé à l'écriture de La Grande Vadrouille, Le Cerveau, La Folie des Grandeurs, Les Aventures de Rabbi Jacob, La Boom, L'As des as… entre autres… Elle a écrit et réalisé Décalage Horaire, La Bûche, Fauteuils d'orchestre… entre autres… Beaucoup de Films Bonheur dans tout ça ! C'est une femme simple et formidable qui, dans ses interviews, dit des choses sensées et sensibles sur la vie, l'amour, la mort, le cinéma, le bonheur et c'est son talent et sa personnalité qui lui valent de faire partie de "ces ami(e)s qui nous inspirent", que nous vénérons et dont nous suivons les carrières dans les moindres détails. Avec son dernier film, Danièle s'est "plantée". Bon et alors ?! Y'a pas mort d'homme quand même ! Quand on est artiste on sait que ça peut arriver tous les jours. Et que c'est terriblement dur. Or là, déjà qu'elle doit être triste à mourir, elle s'est retrouvée face à une critique parue dans l'Express, écrite dans le plus pur style intégro-hystérique. En général les artistes font le dos rond et "laissent couler" les vacheries qu'on dit sur eux mais là Danièle Thompson en a eu assez et a décidé de riposter par une lettre ouverte parue dans le magazine professionnel "Le Film Français". Nous en publions la fin car nous partageons complètement son point de vue et parce que nous pensons qu'il est effectivement temps de dire aux critiques hystéro-intégristes (ou l'inverse) que ça suffit comme ça !
 
<< Vous m'accusez de je m'en foutisme. C'est une attaque personnelle. Pourquoi ? Je veux bien être accusée de tous les crimes, et puisque ce film semble en être un à vos yeux, j'assume. Mais lorsque vous évoquez mon mépris du public, je vois rouge et je propose à la défense la liste des films auxquels j'ai participé comme pièce à conviction. Savez-vous seulement combien nos coeurs battent le mercredi, jour de sortie de nos films : la crainte de s'être trompé, de ne plus être aimé par ce public qui nous a tant donné et auquel, justement, je pense à chaque minute de mon travail. Je serais triste de les décevoir. Quant à la haine, je ne pense pas qu'il la partage avec vous. Par bonheur, quels que soient notre âge ou notre degré de notoriété, le succès ou l'échec de notre dernière aventure, pour chacun de nous, auteur ou metteur en scène, l'humilité, la remise en question permanente, nous replongent pour chaque film dans le vertige des débutants et la passion de la jeunesse. Puissions-nous garder jusqu'au bout, et malgré votre malveillance, la part d'enfance qui nous laisse encore désarmés, non face à la critique mais face au mépris et à la volonté de nuire. >>
 
Voilà qui est bien envoyé ! Chère Danièle, nous on vous aime et d'ores et déjà nous attendons avec impatience votre prochain film.


Tous les bons films ne sont pas des Films Bonheur... mais tous les Films Bonheur sont de bons films !


 

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