LE DINER DE CONS

Les films
qui font du bien.
Les films
qui rendent heureux !

Tous les bons films ne sont pas des Films Bonheur... mais tous les Films Bonheur sont de bons films !


NOVEMBRE 2014




Amies, Amis des Films Bonheur,
Bonjour !

Etre critique à Cannes.

Entrer dans une salle de cinéma. Ne pratiquement rien savoir du film que l'on va voir.

Ne s'attendre à rien d'autre qu'à être (si possible) amusé, surpris , enrichi, élevé, conquis…

Savoir aussi bien sûr que l'on peut être déçu mais se dire que c'est pas vraiment grave… d'autant qu'on est assis en bordure d'allée et qu'on peut s'en aller discrètement en cas d'ennui prolongé…

Et puis… et puis… rester jusqu'à la toute fin du générique, le regard brouillé par les larmes, le cœur battant fort, les jambes flageolantes.

Sortir enfin dans la rue étincelante, en profiter pour mettre ses lunettes de soleil pour ne pas exhiber ses yeux rougis… et regarder, comme un peu saoul, les gens que l'on croise, en scrutant dé-li-bé-re-ment leurs visages, leurs sourires, en écoutant leurs voix, leurs rires et ressentir alors une énorme, une immense bouffée de tendresse, d'amour, pour ces gens inconnus, TOUS ces gens… c'est l'expérience que nous a fait vivre "Les Héritiers" !

Mais est-ce un Film Bonheur ?

A priori non. A posteriori oui.

Il ne sort que le 3 décembre mais nous tenions à vous en parler dès ce mois-ci pour que vous ne le ratiez sous aucun prétexte.

Belle projection !

 
Amitié
 
Jean-Claude Guerrero
Fondateur de www.filmsbonheur.com et Président de
l'Association du Festival des Films Bonheur

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Par ailleurs, cette lettre est envoyée personnellement à 3066 personnes.
En majorité des professionnels de l'audiovisuel et des médias.


 

La lettre des héritiers

 

Un film poignant...
qui fait du bien !

Si pleurer à ressentir une leçon de vie remarquable fait du bien… Si pleurer à voir des personnes formidables accomplir des actions magnifiques fait du bien… Si pleurer à sentir son esprit se révolter puis s'enthousiasmer fait du bien… Si pleurer à aimer tout simplement les autres fait du bien… Alors oui ce film-là fait un grand bien !

C'est un film qui parle de la transmission du savoir et des rapports profs / élèves.

Les élèves ici, ont entre 15 et 17 ans et sont en classe de seconde. C'est une classe dite "faible" d'un lycée de la banlieue parisienne.

La prof, elle, a la cinquantaine, un physique banal mais un joli sourire, un bon sens "normal", la foi de l'enseignement chevillée au corps et la fatigue qui pointe aux coins des yeux.

Elle enseigne l'histoire et, face à ces élèves bruyants, multiculturels, indisciplinés, pleins d'a priori, elle va devoir s'imposer, les intéresser, leur ouvrir l'esprit, les enrichir.

La tâche est rude et, pour se compliquer la vie un peu plus, elle va faire participer ces élèves à un concours prestigieux et difficile. Et qui porte sur un thème grave, a priori à des années-lumière de leurs préoccupations d'ados, voire même qui dépasse leurs capacités intellectuelles. (Grandissime moment de cinéma émotion quand l'un des élèves les plus discrets souffle : "parce qu'on n'en est pas capable" et que les mains de ses camarades s'élèvent doucement pour l'approuver)

Basé sur une histoire vraie, ce film commence comme un mélange des Sous-doués passent le bac et d'Esprits rebelles pour se terminer avec une force digne du Cercle des poètes disparus et de La liste de Schindler !

Ariane Ascaride y est magistrale, évidente, fabuleuse. Les gosses sont d'un naturel indescriptible. Quant à Léon Zyquel, dans son propre rôle, il est bouleversant au-delà de toute mesure.


Ce film n'était présent dans aucune des "sélections officielles" de Cannes. C'est peut-être un bien car, s'il avait été retenu, on aurait pu le taxer d'intellectualisme ou d'élitisme, alors que bien évidemment c'est avant et surtout un grand et beau film populaire dans le sens le plus noble du terme.

Le sujet traité est sérieux, grave, profond, mais cela n'empêche pas d'y rire à intervalles réguliers grâce aux vannes et aux réflexions des ados, souvent vaches, parfois cruelles et débiles, mais la plupart du temps tellement drôles et pleines d'esprit.

Et puis, quand on s'avance dans le fil de cette histoire vraie, l'émotion la plus pure, la plus forte, la plus humaine que vous puissiez imaginer s'empare de votre esprit et de votre corps. A couper le souffle, littéralement.

A partir donc d'un simple fait réel (une classe faible s'attaque à un concours difficile) la réalisatrice-scénariste va aborder beaucoup de problèmes de face, en ne planquant aucun mot qui hérisse sous le tapis et, sans appesantir son propos par des démonstrations lourdes, ouvrir nos yeux de spectateurs sur la beauté de la découverte du savoir –y compris dans ce qu'il a de terrible- et de sa transmission aux héritiers… A ceux qui nous suivent et qui feront le monde de demain, d'après-demain, d'après-après dem
ain…


Tous les profs des lycées de France et de Navarre devraient organiser des projections-débats de ce film avec leurs élèves (de la seconde à la terminale) car c'est un film qui rend fier des gosses, qui rend fier de l'éducation laïque, qui rend fier de la démocratie, et qui, malgré le propos terrible qu'il raconte, rend fier de l'homme et donne un espoir dans l'humanité.

Jamais plus qu'aujourd'hui ce film n'a été aussi autant porteur de message de paix et de fraternité.

C'est l'un des plus beaux films sur l'enseignement qu'il nous a été donné de voir.

Finalement non… C'est l'un des plus beaux films qu'il nous ait été donné de voir. 
Tout simplement.

Ahmed Dramé :
"Nous sommes tous des exceptions" - Editions Fayard

 

Ahmed Dramé cumule les rôles !

Il a d'abord été réellement élève dans la vraie classe de seconde dont parle ce film.
 
C'est ensuite lui qui a écrit sur quelques feuilles ce qu'il y a vécu avant d'aller trouver la productrice-réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar. Celle-ci, impressionnée par ces premières pages, l'a alors aidé à écrire le scénario du film puis… engagé pour y tenir le premier rôle !

Enfin, Ahmed Dramé s'est attelé à l'écriture d'un livre racontant toute cette histoire, intitulé "Nous sommes tous des exceptions" ; livre qui vient tout juste d'être édité par Fayard ! Bravo !

Tous les bons films ne sont pas des Films Bonheur... mais tous les Films Bonheur sont de bons films !


 

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